« Manger équilibré à moindre coût relève de la gageure », « les produits 1er prix sont diététiquement incorrects », un discours souvent entendu en ces temps de crise. « bien manger c’est trop cher» titrait même tout récemment le quotidien Libération. Réalité ou désinformation ? J’aurais tendance à pencher pour la 2è option….
Certes, les prix des asperges, petits pois et autres cerises sur certains étals ont de quoi faire frémir, mais cela signifie-t-il pour autant que se nourrir avec un budget limité condamnerait irrémédiablement à l’obésité, aux carences en vitamines ou aux risques de cancers et maladies cardio vasculaires ?
Dans son article, Libération donne 2 propositions de menus : l’un, composé principalement de produits gras et sucrés, reviendrait quasiment deux fois moins cher que le second, sain et équilibré. Sur le papier, le constat est implacable…. Sauf que….l’on pourrait parfaitement prouver le contraire ! Alors, info ou intox ? J’ai repris un à un les plats proposés, arpenté les allées des marchés, magasins de produits surgelés et supermarchés, je suis arrivée à une tout autre conclusion : le repas « sain » peut être aussi abordable que le menu déséquilibré. Oui, on peut se nourrir correctement sans exploser son budget alimentaire. Encore faut il faire jouer la concurrence, choisir les bons produits, cuisiner un minimum. Une omelette préparée avec des œufs bios ou fermiers revient moins cher qu’un steak haché de piètre qualité, et une portion de carottes râpées (faites maison, cela va de soi, mais avouez que cela n’est pas insurmontable) n’est pas forcément plus onéreuse qu’une part de charcuterie bas de gamme. Je le dis et le répète, en achetant des fruits et légumes de saison, en faisant jouer la concurrence, en privilégiant les produits bruts plutôt que transformés, et avec un peu de bonne volonté, on peut réussir à se nourrir sainement à moindre frais. Certes, cela demande un petit effort, un peu de temps, un soupçon de savoir-faire, et quelques grammes de connaissances…. mais le jeu n’en vaut il pas la chandelle ?

2 Commentaires
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Bonjour,
Je partage parfaitement votre raisonnement concernant le prix de la vraie nourriture, celle qui par essence nous nourrit, et ne se contente pas de nous remplir l'estomac et les artères. Tout comme indiqué dans un autre article, si tant est qu'on en a les moyens, il ne faut pas faire de petites économies sur la qualité des aliments. Il suffit de bien choisir, de faire un travail de recherche constante, quitte à redécouvrir des habitudes, et de faire preuve d'organisation. Car le principal effort à fournir dans ce cas, c'est de cuisiner!
Beaucoup de personnes dans mon entreprise se mettent à ne plus fréquenter la "cantine" et utilisent le réfectoire pour apporter leur propre repas. Je suis toujours surpris de voir que ces personnes, essentiellement des femmes d'age moyen, se contentent presques exclusivement de plats préparés et autres pizzas surgelées, sous prétexte d'avantage financier. ce n'est pourtant pas plus cher de bien manger quand on sait y faire, pour reprendre un adage publicitaire bien connu.
Et contrairement a ce qu'on pourrait penser, je suis "jeune actif" aux journées interminables et non "sénior en pré retraite"! comme quoi...
j'espère pouvoir donner un peu d'élan à ce blog qui manque un peu de commentaires :)
13 juin 2008 Ã 06:502
Tout à fait d'accord avec toi, il revient moins cher de cuisiner un peu en utilisant de bons produits "bruts", mais je dois reconnaître que ces mêmes produits sont de plus en plus chers, et que le temps me manque, et surement comme à beaucoup de femmes actives, pour chercher à droite à gauche les produits les moins chers et surtout les plus goûtus !
23 juin 2008 Ã 12:05BIses
Math
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