Les chercheurs en génétique commencent à comprendre la façon dont nos appétits se régulent, la façon dont on dépense ou non l'énergie apportée par les aliments ; ils en viennent à concevoir différemment le tissu adipeux qui, loin d'être une simple réserve statique, est un organe communiquant, dialoguant avec le cerveau.
Leurs recherches n'en sont qu'à leurs débuts. Le nombre de gènes impliqués dans l'obésité dans l'espèce humaine augmente de minute en minute. Alors qu'on parlait d'une vingtaine de gènes, certains chercheurs considèrent que 200 est un nombre plus réaliste.
L’actualisation de la carte génétique de l’obésité (fin 2002), c'est-à-dire l'identification de tous les gènes et/ou régions chromosomiques qui ont été associés à l’obésité, montre qu’il existe des gènes candidats au niveau de tous les chromosomes, sauf le chromosome Y! A ce jour, plus de 300 gènes et /ou marqueurs génétiques ont été reliés à l’obésité. Il est clair que, sauf percée inattendue, on ne bénéficiera pas d'une thérapie génique de l'obésité avant longtemps.
L'obésité reste clairement un problème multifactoriel : la génétique n'entre que pour 30 % dans la constitution des obésités humaines. Les facteurs psychologiques et sociaux, l'environnement, jouent leur rôle, bien souvent décisif. En fait, tous ces facteurs, qu'ils soient génétiques, psychologiques, sociaux, environnementaux, s'additionnent ou se multiplient chez une même personne.
On conçoit que dans ces conditions, il n'existe pas de solution toute faite qui conviendrait à chacun. C'est à chaque individu qu'il convient de faire ses choix stratégiques, aidé si nécessaire par un professionnel compétent.

Ajoutez un commentaire
Merci de consulter notre charte de modération avant de poster votre commentaire.