La commission des affaires sociales du Sénat a adopté, le 2 juillet, un rapport sur la proposition de loi concernant les sites Internet dits "pro-ana". La commission, après un grand nombre d'auditions, a décidé de ne pas créer de nouveau délit assorti d'amendes et de peines de prison pour incitation à la maigreur excessive à l'égard des auteurs de ces sites. En effet, la possibilité de provoquer l'anorexie est contestée par l'ensemble des spécialistes : le risque est donc important de traîner inutilement devant les tribunaux des adolescentes qui, bien qu'auteurs de sites pro-ana, sont elles-mêmes malades.
Toutefois, la commission prévoit un dispositif qui interdit l'apologie des troubles du comportement alimentaire : les hébergeurs de ces sites seront donc dans l'obligation de les fermer.

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