Psychologie : Nourriture et Affectif

LogopsyLe sucré de fraises, le parfum de la menthe, la douceur de la glace… miam ! La nourriture est tellement délicieuse. On finit par penser que c’est sa faute si on en abuse. C’est aussi ce que nous disent les régimes : attention aux huiles, attention au gras, attention à ci, attention à ça.. ce n’est pas faux. Mais est-ce que le problème est vraiment là ? N’est-on pas conçu pour savoir réguler notre nourriture. Pour dire naturellement stop quand la faim est comblée ? D’où viennent alors ces excès que nous faisons tous plus ou moins ? Pourquoi ce remplissage, parfois écœurant même ?

Manger n’est pas neutre. Pourquoi ? Parce que c’est le premier plaisir que le nouveau né rencontre et que ce plaisir, ce premier plaisir, passe par un autre. En effet, le nourrisson (du latin nutrire qui signifie nourrir : on note au nom qu’on lui donne à quel point on l’assigne à cet acte qui le construit dès le départ) ne peut subvenir à ce besoin vital seul. Manger se réalise donc dans un échange affectif. A partir de là, c’est un acte lié à un échange : c’est donc un mode de communication. Une manière de dire des choses à quelqu’un.

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Manger c’est communiquer. Manger c’est, parfois, remplacer la communication. Remplacer une communication impossible, douloureuse, incomprise. On s’adresse toujours à quelqu’un. De la mauvaise manière. Mais de la seule manière qu’on puisse.

La déformation du corps s’inscrit dans la suite. Parfois, elle sauve et aide à cesser de trop manger. Parfois, elle s’ajoute et amplifie le problème. Grossir pour être vue. Grossir pour gêner un autre. Ou grossir pour disparaître au désir de l’autre ou au sien propre. On parle alors aussi avec son corps. On confirme encore son discours.

Il y a tant à dire et on se mélange, on se perd, on se sent dépassé et on mange encore plus. Plus notre mal s’affiche sur notre physique, plus on tient à dire et à penser que le problème c’est la nourriture. Le problème, c’est ce corps trop gros. Sans doute un souci d’ordre physiologique. Ce n’est pas qu’on mange trop, c’est qu’on mange mal, c’est qu’on grossit rien qu’en regardant un plat.. bref, ce n’est pas notre faute.

Parce que faute cela devient. Socialement, on est en faute. On se démarque de ce bien penser, ce bien faire qui nous environne. On fait tâche. Peut-être que le but est là justement. Mais, le résultat s’éloigne des attentes de départ. Quelque soit notre message, il n’est pas entendu, pas soutenu. Il ne reçoit pas l’accueil qu’on aimerait inconsciemment. On est prisonnier d’une pulsion (entendre ici la présence de ce désir de plaisir) de manger qu’on ne voit plus car il y a maintenant une douleur sociale qui prend toute la place : on est trop gros.

Ne jamais perdre de vue le premier sens. Manger c’est communiquer. Cela s’adresse à quelqu’un. Qui est-ce ?

 

6 Commentaires

  1. 1

    Mélinda

    J'aime beaucoup le ton de cet article. Merci pour cet agréable moment de lecture, je vais m'empresser de découvrir ce blog.

  2. 2

    AUTOACBC

    J'adore la communication...

  3. 3

    AUTOACBC

    J'adore la communication...

  4. 4

    mickymath

    c'est bien vrai tout ça! j'aime communiquer, malheureusemnet mon mari est fermé comme une huitre! biises

  5. 5

    Laurence Loupiac

    Je suis bien contente de découvrir vos blogs moi... toutes ces recettes!!!

  6. 6

    stef

    Très sympa cet article tant dans le contenu que dans le ryhtme.
    Maintenant à chacun de nous de savoir à qui l'on s'adresse....

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