Trop souvent, on attribue au petit-suisse, sans doute à cause de son nom une origine étrangère. En fait, il est bel et bien né en Normandie même si l'un de ses parents était effectivement suisse. C'est vers les années 1850, qu'un employé suisse d'une laiterie d'Auvilliers (près de Beauvais) à l'idée de faire ajouter à la propriétaire des lieux, madame Hérould, de la crème à une préparation de lait destinée à produire des bondons.
Cette histoire aurait pu s'arrêter là , si un commis, Charles Gervais, n'avait pas vu l'intérêt de ce produit et n'en avait pas fait pendant de longues années (et pour sa plus grand satisfaction) le produit phare de sa maison.
La société Gervais, jusqu'alors spécialiste des double-crèmes, devint le plus gros producteur de petits-suisses et mit au point une organisation de distribution sans faille notament pour livrer ses produits à Paris, d'abord en calèche puis par chevaux. Le petit-suisse profita aussi du savoir de la société Pommel, le redoutable concurrent (et voisin) de la maison Gervais au début du siècle, qui se lança aussi dans cette production et la distribua abondamment en Normandie.
A l'origine, les petits suisses étaient vendus dans une fine bande de papier et placés par six dans de petites caissettes de bois.
2 petits-suisses apportent plus de 5 g de protéines et 65 mg de calcium (soit pratiquement 10 % de l'Apport Journalier Recommandé pour l'enfant). C'est, de plus, une source appréciable de vitamines B (en particulier B2 et B5. 2 petits-suisses = 10 à 15 % de l'AJR de l'enfant), ainsi que de vitamine A.
La teneur annoncée en matières grasses (40 % M.G.) est calculée sur l'extrait sec. 2 petits-suisses n'apportent que 6 g de lipides, soit l'équivalent de ce que fournissent 8 g de beurre.
... et alors dans les cailles, m'est avis que c'est exceptionnel!

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