l'Inra : améliorer les fruits et les légumes..

Netbois_infosinra2007001 Mieux nourrir une population soumise à des années de privation, libérer la main-d'œuvre dont on avait besoin en ville, et pour cela augmenter le rendement agricole : voilà ce qui a présidé à la création de l'Inra en 1946. Bien sûr, les missions de l'Institut national de la recherche agronomique se sont, depuis, quelque peu affinées et élargies : à la sécurité alimentaire notamment, à la satisfaction du consommateur et à la protection des ressources naturelles.

Le centre d'Avignon, fondé, lui, en 1953, est un maillon important de l'Inra, tant par sa taille (570 permanents, 400 temporaires, 16 unités de recherche, 6 unités expérimentales, des implantations à Grenoble, Aix ou Marseille) que par ses moyens.

On trouve sur le site Agroparc des chambres de culture où l'on peut reproduire toutes les fluctuations de température, d'humidité et d'éclairage.

La recherche autour des fruits et légumes en est la grande spécialité. Depuis des années, le centre d'Avignon s'acharne à en améliorer la qualité et à en maîtriser la transformation et la conservation. Par « sélection massale », c'est-à-dire par croisements successifs (il n'est aucunement question d'OGM), on cherche à augmenter les propriétés organoleptiques d'un fruit ou d'un légume (son goût, sa texture...), à accroître sa richesse en constituants favorables à la santé (vitamines, antioxydants, fibres...), tout en le protégeant contre les insectes ravageurs et en augmentant sa résistance aux pathogènes. Et tout cela dans le souci de l'économie de l'agriculteur ! La pomme golden est l'archétype de ce produit « idéal » souhaité par le consommateur. On lui a donné, par croisements multiples, du sucre, du jus, de la résistance aux maladies, une taille standard et même une peau facile à éplucher... le rêve quoi :)

A Avignon, on travaille beaucoup sur la star du centre : la tomate. Il s'agit d'aboutir à un fruit de bonne taille et de bon aspect, mais qui aurait le goût de la tomate cerise et qui pourrait voyager facilement (mais pas trop loin hein..). On commence à s'en approcher, mais la vitesse de maturation est encore trop grande. En tous cas, pour la protéger d'une petite mouche blanche, la bemisia, dont les larves mangent les feuilles de tomates, l'Inra s'est trouvé un allié inattendu : un champignon qui, dans des conditions précises de température et d'humidité, pousse sous les feuilles de tomates, là même où pond la bemisia et qui vient ratatiner et tuer les larves. Un logiciel extrêmement sophistiqué de pilotage des serres permet de créer un microclimat sous les feuilles de tomates sans altérer celui de la serre ! De tels procédés ont l'avantage de limiter le recours aux traitements phytosanitaires et de contribuer ainsi à la sécurité alimentaire. Dans ce domaine, le centre d'Avignon s'est distingué par la mise au point de techniques permettant la conservation « en frais » des fruits et légumes. C'est à ses chercheurs que l'on doit les salades et crudités en sachet.

On va encore plus loin aujourd'hui. L'Inra n'a-t-il pas sorti, l'année dernière, une pêche plate, plus facile à manger sans que le jus coule sur le menton ? Ses chercheurs ont aussi réussi à cultiver des variétés du même fruit mais ne mûrissant pas toutes en même temps, afin qu'il puisse figurer toute l'année sur les tables. Et, pour répondre au désir de diversité et de nouveauté du chaland, l'Inra a mis au point un abricot « sanguin ».

je ne suis pas certaine d'aimer qu'on touche aux saisons normales des fruits et légumes.. c'est mon côté vieillot.. mais je pense que d'un point de vue de la nutrition mondiale c'est certainement une très très bonne chose!

Source du texte : lepoint.fr

 

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