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Sucre blanc et obésité
Il est maintenant démontré que c'est surtout l'entrée massive des produits sucrés dans les pays industrialisés qui a été le facteur déclenchant de cette véritable "épidémie" de surpoids et d'obésité. Le sucre blanc est en effet le produit dont la consommation a le plus augmenté au cours de ces cinquante dernières années. A cela s'ajoute une sédentarité accrue et des aliments préparés riches en graisses !
Or le goût chez l'enfant s'éduque dès le plus jeune âge : une étude
récente a montré que le goût acquis à l'âge de 3 ans prédit
l'alimentation qu'aura la personne à 18 ans ! Il est donc très
important de faire découvrir toutes les saveurs très tôt aux enfants,
en leur faisant partager les plats familiaux.
Selon cette même étude de
l'INRA, pour parvenir à faire aimer un aliment à l'enfant, il faut le
lui présenter 8 fois !!! Alors, persévérance est de mise ;-)
Afin de réduire la consommation de sucre, préférez les jus de fruits
pressés "maison", le lait (dont la consommation semble avoir baissé
chez les enfants ces dernières années...) ou l'eau (lors des repas,
c'est la seule boisson indispensable)...tout simplement !
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Voici les sites qui parlent de Sucre blanc et obésité:
Commentaires
anniversaire
28 oct 2008 20:24:13
super blog, j'adore vos articles et reportages
bonne continuation
Jean Paternin
gato azul
28 oct 2008 20:51:58
C'est vraiment n'importe quoi votre truc... le corps ne fait pas de différence entre le sucre raffiné, le sucre brut, le miel, ou le sucre contenu dans les fruits... ce sont tous des glucides. Pour votre conseil de boire des jus de fruits, ça c'est vraiment n'importe quoi aussi... sachez que 250 ml de jus d'orange contient 26 g de glucides (un repas moyen - pour un adulte - doit contenir 45 g de glucides au total, il ne reste qu'une demie pomme de terre dans le repas... ne comptons pas le pain, 15 g pour 1 tranche, ni les autres féculents). Et sachez que le nom du diabète type II (diabetus mellitus) provient du temps des Romains (eh oui, le miel). C'est un problème de longue date.
Agnès Gratas
29 oct 2008 12:41:32
En nutrition, on distingue glucides simples (ou sucres simples) et glucides complexes (ou sucres lents). Pour une ration à 50 à 55% de glucides, on conseille 30 à 35% de glucides complexes (pomme de terre, pates, riz...) et maximum 10% de sucre simple et produits sucrés. Ce qui fait environ 250 à 300 g. de glucides !!! donc bien plus de 45 !!!!! heureusement, sinon nous ne mangerions pas grand chose!!! Quant aux sucres simples, mieux vaut les limiter car ce sont des calories vides dépourvues de minéraux et vitamines...et certes, le diabète n'est pas une maladie nouvelle...les romains n'étant pas exemplaires en matière d'alimentation !
Lo
29 oct 2008 13:16:43
@gato azul: faut déjà connaitre la différence entre sucre simple et complexe... Les sucres simples (glucose) sont assez rares dans la nature (betterave, miel,...)
C'est la société actuelle, via l'industrie du sucre, qui fait que nous mangeons beaucoup plus de sucre qu'avant, et surtout beaucoup trop de sucre simple!
Ces sucres simples créent des pics d'insuline qui montent très vite, très haut et redescendent tout aussi vite, et pouvant créer peu de temps après le repas une hypoglycémie et une envie de manger sucré.
Les sucres plus complexe ont tendance a créer un pic d'insuline plus bas et plus long...
L'insuline, qui jugule la glycémie, est également responsable du stockage des graisse. Résultat si vous manger un repas raisonnablement gras, mais très sucré, la graisse sera entièrement stockée à cause d'un pic d'insuline excessif...
Agnès Gratas
29 oct 2008 13:29:48
Tout à fait exacte Lo ! ;-)
gato azul
29 oct 2008 18:24:47
Je connais tout à fait la différence entre les glucides simples et complexes. Les grains entiers (blé, par exemple) sont préférables au riz, et aux pâtes surtout si elles sont faites avec une farine raffinée! Quant aux glucides (rapides) contenus dans les fruits, c'est tout comme... le sucre raffiné! À preuve, le traitement choc pour une hypoglycémie est un demi-verre de jus de fruit (ou de coca cola). Ce n'est que tout à fait récemment que la notion d'indice glycémique a été appliquée à l'alimentation et tous les aliments n'ont pas encore été répertoriés. Un autre aspect que vous semblez négliger dans vos conseils est le jumelage de protéines avec les glucides pour modifier le taux d'absorption des glucides. Vous avez une formation en diététique?
Agnès Gratas (diététicienne !)
29 oct 2008 18:31:23
Je suis d'accord sur le fait qu'il est important de prendre en compte la composition d'un repas dans sa globalité, et non ingrédient par ingrédient. C'est pour ça que je conseille toujours la prise de sucre simple (gâteau, fruit) en fin de repas, et non en prise isolée.
Le problème étant l'abus de produits sucrés tout au long de la journée, souvent lors de grognitages...
Sev
29 oct 2008 19:29:15
Tout d'abord merci a Agnès pour son (ses) article(s) toujours forts intéressants et travaillés!
je confirme que "le goût chez l'enfant s'éduque dès le plus jeune âge", en effet l'organe du goût se constitue très tôt (dejà au cours de la vie intra utérine!). Les papilles du nourrisson perçoivent des concentrations de saveurs plus faibles que la langue de l'adulte mais tous les nouveaux nés ont une affinité particulière avec le sucré. Il a été démontré qu'ils rejettent par des mimiques de répulsion les saveurs amères, acides et sucrées. Il est donc important dès le plus jeune âge, dès que l'alimentation devient diversifiée de veiller à faire découvrir tout un panel de saveurs à l'enfant et lui apprendre qu'il existe d'autres goûts que le sucré.
Sev
29 oct 2008 19:36:06
erratum: "Il a été démontré qu'ils rejettent par des mimiques de répulsion les saveurs amères, acides et SALEES"
A force de parler du "sucré" j'en ai fait un lapsus! désolée...! '-)

