L'Institut national du cancer (Inca) a publié aujourd'hui mardi un état des connaissances sur l'impact de la nutrition sur les cancers. Il s'agit d'une brochure, à destination des professionnels de la santé, qui fait la synthèse des études internationales les plus récentes .
Au premier rang des accusés, l'alcool. Pour Didier Houssin, directeur de la santé, il n'y a pas, en ce qui concerne l'alcool et le cancer, "de dose protectrice". Avec leurs effets invisibles, "les petites doses répétées sont les plus nocives", affirme le président de l'Inca Dominique Maraninchi. Paule Martel, directrice de recherche à l'Institut de recherche agronomique (INRA), renchérit : "toute consommation quotidienne de vin est déconseillée". Bon, c'est dit. L'alcool n'est bon que contre Alzheimer et encore, uniquement pour les femmes.
Selon l'étude, "la consommation de boissons alcoolisées est associée à une augmentation du risque de plusieurs cancers : bouche, pharynx, larynx, oesophage, colon-rectum, sein et foie". Cela serait du à la transformation de l'éthanol en acétaldéhyde, qui augmenterait la perméabilité de la muqueuse aux cancérogènes tels que le tabac.
De plus, la consommation chronique d'alcool induirait une déficience en folates, ce qui peut avoir pour conséquence un cancer colorectal.
Autres aliments peu conseillés : les viandes rouges et charcuteries : le seuil est fixé à 500g de viande rouge par semaine. A éviter aussi, le sel.
Pour le reste, il est conseillé de manger des légumes et des fruits et de favoriser l'allaitement maternel.
La brochure est disponible sur le site de l'Inca (www.e-cancer.fr).

1 Commentaire
1
Je trouve ça un petit facile d'englober tous les vins dans le même chai !!
19 février 2009 à 11:15Un vin rouge de bon cru n'a pas du tout les mêmes propriétés qu'un alcool fort...
Ajoutez un commentaire
Merci de consulter notre charte de modération avant de poster votre commentaire.