Nouvelle règlementation bio

Logo bio Même s’il reste encore minoritaire le marché du bio a le vent en poupe dans toute l’Europe. Jusqu’à présent, les règles l'agriculture biologique étaient différentes d'une nation à l'autre. Mais depuis le 1er janvier, Communauté Européenne a décidé d'harmoniser le label pour que les consommateurs puissent s'y retrouver. Pour l'Agence Bio, la nouvelle réglementation introduite préserve les principes du bio : pas de pesticides ou d'engrais chimiques de synthèse, pas d'OGM et pas de traitements ionisants. Le texte souligne également la nécessité d'une gestion durable et d'une préservation de la biodiversité.

D’ici au 1er juillet 2010, le logo « Agriculture biologique Européen » devra obligatoirement figurer sur tous les produits bios. D’ici là, il faudra communiquer autour de ce nouveau logo, car pour le moment il reste encore mal perçu : moins d'un Français sur trois le reconnaît (contre plus de 80 % pour le fameux logo AB).
Ce logo sera obligatoirement accompagné de l'origine du produit (Union européenne ou non, et éventuellement précision sur le pays de l'union). On perd en précision puisque le pays exact ne sera plus obligatoire. Toutefois, les logos nationaux pourront accompagner le symbole européen.

Le texte annule donc toutes les réglementations nationales, et notamment les règles plus contraignantes qui pouvaient exister. Ainsi, le règlement n'a pas gardé certaines dispositions plus précises du Bio français, notamment en matière d'élevage : restriction des traitements anti-parasitaires et antibiotiques, limitation de la mixité bio/non bio dans les élevages, limitation de l'ensilage, âge minimum d'abattage pour les volailles et les porcs... De même, le règlement adopte la tolérance de 0,9 % d'OGM dans les produits Bio, alors que la France souhaitait un seuil à 0,1 %.. Une perte d’exigence qui fait grincer des dents chez les consommateurs réguliers de produits bios et surtout chez de nombreux agriculteurs ou éleveurs bios.  Ils craignent une dévaluation de leurs produits, et la FNAB (Fédération nationale d'agriculture biologique) envisage ainsi la création d’un label privé, plus strict (comme cela existe déjà en Allemagne par exemple), et proposer ainsi un « plus » via un nouvel identifiant. A suivre…

 

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