Obésité infantile et matraquage publicitaire

Pub Pour poursuivre sur le billet d’Agnès, la pub à la télévision pour les produits gras et sucrés semble faire débat. Une charte de bonne conduite supervisée par le Ministère de la santé et de la culture vient d’être signée entre les publicitaires et les professionnels de l’audiovisuel pour diffuser des « programmes valorisant les bons comportements en matière de nutrition ». Plus question toutefois d’interdire la publicité pour les produits trop gras et sucrés pendant les programmes pour enfants.


Près d’1 enfant sur 5 est en surcharge pondérale et l’un des coupables semble être la télévision, avec son cortège de messages publicitaires pour des céréales et autres jus de fruits et barres chocolatées (et ce, malgré les messages sanitaires « mangez 5 fruits et légumes par jour » ou « bougez plus » qui s’affichent en tout petit en bas de l’écran… et bien hypocrites à mon sens)
Le pédiatre nutritionniste Patrick Tounian affirme qu’elle n’est pas à mettre en cause dans le risque d’obésité infantile : « la publicité à la TV pour les enfants a explosé en 10 ans… alors que la proportion d’enfants obèses ne bouge plus » affirme-t-il. A l’inverse l’UFC Que Choisir avance des études américaines, britanniques et françaises, qui  montrent le lien entre le fait de regarder les publicités et le choix des enfants qui vont réclamer ces produits à leurs parents. Les enfants qui regardent le plus la télévision et donc les publicités, sont également ceux qui consomment le plus de produits gras et sucrés. Olivier Andrault (responsable nutrition à l’UFC) dénonce également la mise en place de ces programmes éducatifs, les jugeant sans valeur (15 h par an, soit 14 secondes par heure, comparées aux 12 minutes par heure de publicité !). Le contenu de ces programmes ne sera pas validé par le PNSS ou experts nutritionnels. Pour l’UFC, le gouvernement aurait du mettre en application les mesures règlementaires prévues en février 2008, autorisant les publicités portant sur des produits ayant un intérêt nutritionnel réel, comme cela se fait déjà en Grande Bretagne. A quand un véritable engagement du gouvernement face à ce problème de santé publique ?????

 

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