Une enquête vient d’être menée auprès des clients d’un magasin de produits bio …. Étude particulièrement intéressante qui donne un aperçu du profil et des motivations de certains végétariens en France. Premier constat : les végétariens (44% des clients du magasin bio en question) sont de plus en plus nombreux à mesure que l’on s’élève dans la hiérarchie sociale. Parmi eux, on trouve ainsi 3 % d’artisans et commerçants, 4 % d’ouvriers, 17 % d’employés 35 % de cadres et professions intellectuelles supérieures, et 40 % de professions intermédiaires…
Notons l’absence des agriculteurs et des chefs d’entreprise. Dans les catégories supérieures, le végétarisme concerne majoritairement les femmes urbaines, et plutôt adeptes des médecines douces.
Les motivations des végétariens sont assez diverses. Mais on peut toutefois en lister quelques unes : refus des produits industriels, refus de participer à la pollution industrielle, refus de la « gastronomie bourgeoise » ( ?), refus de « l’oppression sous toutes ses formes »…
Côté santé, certaines études montrent que les végétariens seraient moins sujets à l’hypertension et aux maladies coronariennes, ainsi qu’au diabète et à l’obésité. Il faut toutefois relativiser ces résultats : les végétariens ont en général une meilleure hygiène de vie, ne fument pas, ne boivent pas et font du sport. Difficile donc de prouver que leur bonne santé tient avant tout à leur alimentation végétarienne !
Dans un article récent, Léon Guéguen, professeur à l’INRA, tempère également l’enthousiasme des partisans du végétarisme. « Un régime omnivore raisonnable et équilibré, associé aux mêmes règles de vie, conduirait aux mêmes résultats », affirme-t-il. Il souligne par ailleurs les dangers d’un régime végétarien trop strict. Les protéines d’origine animale apportent tous les acides aminés nécessaires à l’organisme. Il est possible, mais pas toujours facile, de les remplacer par les associations céréales / légumineuses (riz, lentilles, fèves, pois chiches,…). En outre, consommer trop de graines, de noix et d’huiles peut déséquilibrer le rapport entre les acides gras (oméga 3 et 6). Ne pas manger de viande peut entraîner un manque de vitamine B12 et de fer (d’où parfois des anémies graves), surtout chez les femmes. Il convient donc d’être prudent !
Sources : Nutrinews

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