Le comportement des Français face aux dépenses alimentaires

Dépenses ali Selon une très récente étude du CREDOC réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 1.000 personnes de plus de 18 ans,  le prix des aliments achetés a de plus en plus d’importance.

Ainsi, et crise oblige, le consommateur se montre beaucoup plus attentif au prix qu’il ne l’était moins de 2 ans plus tôt. On apprend également que la part des consommateurs qui fréquentent les magasins de hard discount a augmenté de 6 points en deux ans : de 9 % en 2006, il est passé à 15 %en 2008. D’ailleurs, pour le choix d’un lieu d’approvisionnement, le prix passe bien avant la qualité … d’où le succès des hard discounters, et plus récemment des « super » hard discounter, qui vendent à bas prix des produits dont la DLC est dépassée.
On notera également que les labels de qualité (Label rouge et autre AOP) perdent de leur attrait : les Français sont de moins en moins nombreux à se dire prêts à payer plus cher en fonction des critères de qualité des produits. Plus étonnant, la dimension santé perdrait aussi de son importance dans l’alimentation, malgré les campagnes de communication et les recommandations largement diffusées par le PNSS. En revanche, et c’est un point positif et un peu rassurant, « apprendre à cuisiner » redevient tendance (+6 points entre 2007 et 2008). Effectivement, les cours de cuisine fleurissent un peu partout et le succès des livres de recettes ne se dément pas. Cet apprentissage et le retour aux valeurs culinaires traditionnelles sont perçus comme une des solutions face à un contexte économique quelque peu difficile.

 

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