Je suis tombée sur une étude intéressante, menée par une psychologue sociale, Estelle MASSON, en juin 2003. Je l'ai trouvée ici, sur le site www.lemangeur-ocha.com.
Elle nous apprend que les femmes qui font des régimes comparées à celles qui n’en font pas ne "pensent" pas leur corps de la même manière …
Les femmes qui n’ont jamais fait de régime déclarent significativement plus aimer leur corps et leurs formes. Si elles ont plus tendance à considérer leur corps comme un atout, une force, elles semblent cependant moins obnubilées par lui.
En effet, ce sont les femmes qui ont l’expérience des régimes qui adhèrent le plus fortement à l’idée qu’un beau corps est important en société et à reconnaître que leur corps est pour elles une préoccupation permanente. L’idée qu’un corps puisse se façonner est plus acceptée chez les femmes ayant déjà fait des régimes, mais ce sont celles qui n’en ont jamais fait qui disent le plus arriver assez facilement à maîtriser leur ligne.
Les femmes qui ont l’expérience des régimes sont 77, 3 % à déclarer que « être mince, c’est un combat permanent », celles qui ne font jamais de régime ne sont que 42, 1 % à le penser.Inversement, celles qui ne font jamais de régime sont 52, 5 % à déclarer que « être mince, c’est une façon d’être qui m’est devenue naturelle » contre 35, 5 % chez les femmes qui ont l’expérience des régimes. Ces dernières sont clairement davantage dans une logique de contrôle de soi et de leur alimentation, de respect de règles précises, de surveillance et de domination de leur corps au quotidien par l’alimentation et l’exercice.
Pourtant, ce contrôle de soi semble pour elles plus problématique. En effet, les femmes qui ont déjà fait des régimes insistent significativement plus que les autres sur l’importance des facteurs psychologiques dans la prise de poids. Elles sont beaucoup plus nombreuses à dire qu’elles grossissent quand elles dépriment (64% contre 37%), quand elles ont des problèmes affectifs (57% contre 33%), quand elles ont des soucis (70% contre 43%). Et, quand elles grossissent, elles sont plus nombreuses à se sentir dépassées, débordées (63 % contre 40 %). Et, pour compliquer encore les choses, quand elles grossissent, le fait de grossir les fait déprimer davantage que celles qui ne font jamais de régime (68 % contre 44%) …
Voilà qui fait réfléchir non ?
Symposium Ocha 2003. E. Masson.

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