Il existe des proverbes assez désagréables pour celles qui veulent à la fois conserver leur peau de bébé et des rondeurs de jeune fille. Celui-ci a le don de me hérisser : « À partir d’un certain âge il faut choisir entre son visage et ses fesses ». Très prosaïquement cela signifie que pour garder un visage de nymphe, il faut sacrifier au postérieur de matrone, et si l’on tient à son séant, alors pleurez mesdames, parce que cela voudra dire, qu’incessamment vous aurez un visage de shar-peï…
Qui a inventé les proverbes ?
Nous, on veut tout : le beurre, l’argent du beurre et la crémière. On veut les fesses musclées et le visage lisse !
Chacune à son arme secrète contre l’adiposité, contre la «maudite» peau de la pourtant si douce orange. J’ai choisi mon camp et plutôt que de me ruiner en lotions coûteuses, je concocte mes propres potions. Je ne mélange pas au hasard la myrrhe et l’encens pour parvenir à mes fins. J’ai, en ma possession, une batterie de bréviaires, enfin de livres qui pour moi sont un peu magiques. De l’un de ceux-ci, j’ai extrait pour vous une recette qui, je l’espère, vous aidera à lutter contre le fléau. Au pire ; vous découvrirez un monde d’odeur, au mieux vous donnerez meilleur aspect à votre peau ce qui ne sera pas sans doute pour vous déplaire.
Peau de bébé, peau de satin, peau d’homme, peau de femme, vieille peau.
La peau est le reflet de notre âme à ce qu’il paraît. Prendre soin de sa peau est une activité égoïste sauf pour ceux qui nous touchent. Depuis la nuit des temps on la soigne en la graissant. La peau aime le gras. Presque n’importe quel gras. Le principe par ces temps de chimie partout serait de mettre sur sa peau des enduits que l’on pourrait ingurgiter sans encombre (grosso modo). Vous dégusteriez votre crème pour le corps actuelle vous ? J’ai personnellement opté depuis une dizaine d’années pour la mise en œuvre manuelle de la composition de mes huiles pour le corps.
Marie Rouanet est une languedocienne qui écrit bien. Cette terrienne tient parfois des propos qui me font sauter au plafond, mais elle sait raconter des histoires. Même si on nous en raconte beaucoup ces temps derniers, il est très agréable de tomber sur des écrivains qui restent dans le vrai et savent vraiment manier la langue. Pour ce qui est de celle-ci, alimentons là comme il se doit et toujours en minceur d’une recette issue du livre : « Petit traité romanesque de cuisine ». Je vous livre la recette en entier, mais ce sera la seule. Courez acheter ce livre pour vous délecter de ces mots et de cette cuisine, vous ne le regretterez pas.
Citons donc :
Bourride de minceur
Bonne baudroie à sale tête, à sale peau, à la belle chair d’un blanc de neige. Poisson sans arêtes qui sous la fourchette se délite en feuillets lisses comme du papier où écrire des poèmes, délicieuse baudroie, où te mettre sinon sur un lit de blettes fondues ? À feu minuscule, la blette -vert et côtes coupés menus- devient ce matelas moelleux où te poser. Là tu cuiras, dans la vapeur verte -la face posée en sera quelque peu verdie-- tu rendras du jus de poisson qui se mêlera à la saveur des blettes. Du sel d’Aigues-Mortes, du poivre, nécessaire car la blette est un peu sucrée, une pincée de thym si vous le désirez. Il est tonique, carminatif, diurétique, et c’est toujours utile même si la bourride de minceur est particulièrement clémente aux estomacs.
J’aime beaucoup l’écrivain Joseph Delteil. En cherchant des recettes pour se nourrir en minceur, j’ai songé à sa « Cuisine Paléolithique ».
Il y a une quelques années, j’avais apprécié son approche de la vie naturelle. Sa plongée dans une espère d’autarcie qui pour la plupart d’entre nous ne peut être que rêvée. Dans son livre, vous trouverez 14 recettes surprenantes, cuisinées à l’état brut, l’idée d’une vie d’un autre temps. En accord avec toutes les utopies de décroissance du jour et d’écologie avant l’heure, il vivait frugalement. Il nous donne des conseils pour faire de même.
Vous voudrez bien m’excuser pour ce barbarisme, je n’ai pas pu m’empêcher. D’après Mireille Giuliano « Les françaises ne grossissent pas ». Il s’agit du titre d’un de ses Best-Seller sortis aux États-Unis et il a quelques années. Mi-livre de cuisine, mi-autobiographie, elle révèle ses secrets de minceur et la recette des croissants au beurre. Diantre ! Pourquoi n’y ai-je pas songé plus tôt ? L’idée générale de la chose serait qu'en s'asseyant à table, en cuisinant, en mangeant « un peu » de tout, en fréquentant les restaurants trois étoiles et en buvant souvent de l’eau et plus rarement, du vin, on évite de grossir. Elle y va même de son credo sur le bouillon de poireau (il « libère les toxines », en clair : il fait pisser) et le yaourt maison (pas de conservateur, on choisit le lait que l’on veut et il fait… du bien à nos intestins.)
Vous en rêvez : Nelly Grosjean l’a fait.
Après avoir suivi toutes les précautions d’emploi liées à l’utilisation des huiles essentielles, elle vous préconise de verser 5 gouttes de Genièvre+5 gouttes de géranium+ 5 gouttes de cyprès dans 2 cuillères à soupe d’algues vertes + 1 cuillère à soupe d’eau de mer lyophilisée ou atomisée.


